… 28 Juillet …

Editions de la Noue Gavigné

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Achevé d’imprimer

Mars 2007

AVERTISSEMENT

Les CELEBRITES de tous bords ont fait main-basse sur la LITTERATURE !

Débusquées par les Editeurs,

Secourues par des Nègres,

Mises en avant par les Médias,

elles pondent une multitude d’autobiographies aux miroitants aveux, des « ouvrages »résolument racoleurs, avec ou sans saveur.

JE NE SUIS PAS UNE CELEBRITE

JE NE SUIS QU’UN ECRIVAIN !

J’ai tout simplement écrit un roman détonant … détonnant ! Une littérature décapante…

AVIS AUX FRIANDS !

Daniel Schnoebelen


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Daniel Schnoebelen

5 Place de Gascogne

66330 Casbestany

(Envoi de l’ouvrage dès réception du courrier)

ET SI, AVEC QUELQUES EXTRAITS, ON FAISAIT CONNAISSANCE

AVEC LE LIVRE ?

Comme un peintre, à l’aide de touches colorées, l’auteur dresse le portrait de ses personnages, dépeint leur société, aborde des thèmes majeurs, associe avec bonheur le grave et le gai.

Il n’y a pas d’infractions au code de la Lecture.

A consommer sans modération.

Publié dans : |le 14 avril, 2007 |3 Commentaires »

Un voile de PEDOPHILIE (extrait)

Le malheur m’a frappée le jour de mes douze ans. Le tonton qui s’était battu les fesses de mon enfance a bizarrement fourré son nez dans mon adolescence. Le vicelard tenait à ne point rater les étapes de ma puberté, surtout la douce éclosion des seins, l’apparition du duvet pubien, le lent épanouissement du bas des reins, tout ce qui nous appartient et qui rimait malheureusement avec vieux chien !

Tard le soir, aux premiers ronflements de sa grognasse, il entrait furtivement dans ma chambre et s’asseyait au bord de mon lit. Au début, il se contentait de trousser ma chemise et d’écarter ma culotte pour voir simplement si tout poussait bien. Il me disait que c’était courant chez les papas qui aiment leur petite fille. A même pas onze ans, j’avais l’âme naïve.

Ensuite, prétextant un trouble de la vue, il se hasardait à poser ses doigts. Il m’assuraitqu’il ne faisait que jouer au docteur. A onze ans, j’avais perdu le goût des jeux candides, et pourtant je n’ai rien dévoilé car je faisais mienne sa culpabilité.

Pour finir, sa main cagneuse s’attardait à d’interminables attouchements qu’il appelait papouilles. J’allais sur mes douze ans, j’étais plutôt rétive, mais l’ordure savait me museler en me promettant mille maux si je ne tenais pas ma langue…

Publié dans : |le 5 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Quelques lignes d’ECHEC SCOLAIRE (extrait)

La Dumoulin, elle dit que je ne participe pas. Evidemment ! Quand elle pose des questions, je ne dis rien, vu que je ne connais pas les réponses ! Et s’il m’arrive de savoir une réponse, je ne peux toujours rien dire, vu que je n’ai pas écouté quand elle posait la question ! Dans la cour de récréation, personne ne veut jouer avec moi. Si je parle tout seul, les autres disent que je suis fou. Je n’ai plus qu’à me mettre dans mon coin et la boucler ! Je suis réduis au silence. Mais voilà, il m’arrive, comme tout le monde, d’avoir des démangeaisons de parler. Ce qui est embêtant, c’est que ça me tarabuste toujours en classe, au mauvais moment, quand elle vient de crier : « Faites-moi le plaisir de vous taire ! « Oh, je ne dis pas grand’ chose, j’interroge tout bonnement mon voisin de devant pour m’informer : »Hé, Fanfan, t’as du poil au cul?  » Ca suffit pour la mettre en colère.

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Autre fragment d’ECHEC SCOLAIRE (extrait)

La Dumoulin, elle pousse mémère quand elle écrit que je suis paresseux ! Elle mélange tout. Elle s’imagine que je ne veux pas faire alors que je ne peux pas faire. Elle confond la paresse avec l’indifférence. Oui, madame ! « Faut que tu fasses ceci, faut que tu fasses cela. »De tous vos machins à faire je m’en torche le derrière ! Ca vous apprendra à me demander la lune ! Je me fiche comme de l’an quarante de la quantité d’eau perdue, en un mois, par monsieur Duchemol, à cause de son robinet qui fuit, à raison de douze gouttes de deux millimètres cubes chacune à la minute ! Si vous attendez des réponses, proposez moi d’autres problèmes, posez-moi d’ autres questions ! Demandez- moi par exemple : « Quelle est la quantité de vin bue, en un an, par monsieur Fouchard qui bascule trois bouteilles de cent centilitres en un jour ? Quelle économie aurait-il réalisée en ne buvant qu’un bouteille, sachant qu’un litre de son vin coûte la peau des fesses chez le voleur du coin ? Combien de chaises de salle à manger, à cinq mille balles pièce, pourrait-il acheter avec l’argent non dépensé ? « 

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Un zeste de BOXE (extrait)

Un fameux boxeur, lui aussi. Tout comme Ahmadou, il avait de la dynamite dans ses deux poings. On tenait là un extraordinaire et impitoyable duo de cogneurs, avec chacun sa spécialité. L’un usant de swings fulgurants, pilonnait toutes les arcades ; l’autre à grands coups d’uppercuts renversants, fendait l’air et les mentons. Qui n’avait pas la pétoche de « Marteau-Pilon » et de « Casse-Mentons » ! Ils ne se sont jamais rencontrés, ils ne se connaissaient que par réputation interposée.

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Un échantillon de COLERE (extrait)

Un éclair de rage dans le regard du justicier et la canne foudroie Modibo qui s’écroule. Ses mains, affectées à la protection de ses arrières, n’ont pu parer le coup. La pointe acérée a entamé les chairs de la joue ; une profonde entaille vomit du sang. Mossa, assoiffé de représailles, ignore la blessure du petit martyr et s’attarde à son horrible besogne en le rouant de violents coups portés, cette fois avec la crosse. Au sixième coup, quelque chose craque dans le crâne de l’enfant, comme s’il avait été foudroyé par une vilaine fêlure cérébrale. Ni les cris déchirants, ni les regards implorants, ni le visage ensanglanté et glacé d’épouvante de la victime ne peuvent arrêter le bras vengeur. C’est un fou furieux qui s’acharne à mutiler la chair de sa chair, à meurtrir un esprit innocent.

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Une goutte d’ ALCOOLISME (extrait)

Léger Fouchard était coutumier de trop boire. Il devait boire les affronts que lui faisait, sans relâche, son unique rejeton. Il buvait aussi, comme une éponge, le pichtogome de son fournisseur attitré, le mastroquet du coin, un petit roublard pas très regardant sur l’origine et la qualité de son gros rouge qui tache. Il ferma le cahier, toisa son crétin de fils qui tardait à débarrasser le plancher, regarda sa femme qui s’occupait à ne rien faire dans son coin. Le léger tremblement de ses mains trahissait un tourment familier, la soif de réconfort. Affalé sur sa chaise, sa bouteille et son verre en mains, il commença à s’imbiber de vin et s’absorba dans la méditation.

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Une parcelle de BANLIEUE (extrait)

On s’est fait niquer dans les grandes largeurs ! A huit contre deux, c’était du billard. A quatre fois deux contre un, c’est carrément craignos. Quand on zieute le renfort, ces deux putains de keums taillés en hercule, on est en droit de ne plus avoir de poils au cul. Je ne joue pas les lopettes, je me montre clairvoyant. On décramponne les gars . Je m’en vais décommander la castagne.

Publié dans : |le 21 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Un grain de VIOLENCE (extrait)

Ils se sont sauvés en laissant tout en désordre. Ils n’ont pas épongé le sang ; ils n’ont pas récupéré les dents ; ils n’ont pas balayé le verre pilé ; ils n’ont pas remis sur pied les tables et les chaises renversées ; ils n’ont même pas replacé en orbite cet oeil factice lamentablement échoué dans l’eau grasse du bac à rincer ! Ils ont tourné les talons sans se faire prier. Dehors la nuit était tombée. La lune avait la forme du bon gros cul du d. Pour eux, c’était plutôt celle d’un grand C comme Châtiment. Tout le monde alentour avait tout entendu, personne n’avait rien vu.

Publié dans : |le 19 avril, 2007 |1 Commentaire »

Un soupçon d’IMMIGRATION (extrait)

Je viens de Kayes, une ville assiégée par le désert. Sourd aux prières, il avance en grignotant nos terres. Les pousses de mil et de sorgho, qui ont sué beaucoup de sève et très peu d’eau pour pointer le bout du nez, brûlent très vite sur pied. Les habitants sont -ils bêtes à manger de ce foin mort -né ? Se sont-ils résignés à crever la bouche ouverte ? Fichtre non ! Il y a belle lurette qu’ils n’implorent plus l’aide des cumulo-nimbus. Ce qui leur vient du ciel c’est l’argent des exilés. Il en faut pour acheter très cher ce qu’on ne peut produire. Manger à sa faim ça coûte la peau des fesses. C’est ainsi que les mandats ont remplacé les gouttes d’eau. L’oseille des milliers de « France man » est leur seule manne. Un proverbe à la mode dit : « Eclipse de gouttelettes fait pleuvoir des pépètes. »…Dans cette région, mon frère, on émigre de père en fils. Ce n’est pas le travail qui manque. Le manque de moyens, c’est plutôt ça le hic : pas d’eau, peu d’électricité, pas de capitaux, rien ! A dix-huit ans, je suis parti travailler ailleurs, juste après que mon vieux fut de retour au pays, ses frusques d’ouvrier Renault remisées au placard. Chaque mois mon modeste pécule arrosait une famille malienne, la mienne. Il nourrissait mes frères, arrachait un sourire à ma mère. J’aidais aussi au financement d’une école et d’un centre de santé.

Publié dans : |le 19 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

Une bouchée de TENDRESSE (extrait)

Il mesurait plus de deux mètres. Il s’est penché. Nos lèvres ne parvenaient pas à se toucher ! J’ai dû monter sur une chaise pour pouvoir l’embrasser. Je redoutais ce premier baiser. Avec un noir s’était peut-être dégoûtant ? Mais sa bouche était douce et fraîche. C’était très bon !

Publié dans : |le 19 avril, 2007 |Pas de Commentaires »